Michel Menu

Michel Menu, né le à Secondigny (Deux-Sèvres), et mort le à Saint-Cloud, (Hauts-de-Seine), est un résistant, ingénieur et auteur français. Figure majeure du scoutisme catholique, il est le fondateur des Raiders scouts et de raids spirituels, les « Goums ».

Dans sa jeunesse, Michel Menu est proche du jésuite Paul Doncœur, personnalité catholique des débuts du scoutisme catholique en France. Il est très marqué par les exigences spirituelles du scoutisme et ce qu’elles peuvent apporter pour la reconstruction de la France.

Michel Menu est docteur en psychologie et en sciences politiques. Il possède également une licence de lettres.

En 1942, il épouse Madeleine. Ils ont cinq enfants et quinze petits-enfants.

En 1940, Michel Menu est mobilisé en tant qu’aspirant officier et participe à la campagne de Belgique puis est fait prisonnier lors de la bataille de Dunkerque. Après trois tentatives d’évasion, il parvient à s’évader et rejoint la France dès le . En lien avec la France libre, il devient chef du service « évasion » ainsi que d’une imprimerie clandestine de faux papiers. Il se bat jusqu’en Alsace, en décembre 1944.

En 1947, Michel Menu, nommé responsable national de la branche « Éclaireurs » des Scouts de France, s’attache à rénover la pédagogie de cette branche du scoutisme destinée aux garçons de 12 à 17 ans qui est alors « en crise ». Il souhaite lui faire retrouver « l’esprit du scoutisme » tel que le concevait son fondateur, Robert Baden-Powell.

En janvier 1949 il crée les Raiders scouts running waist belt, en s’inspirant des Eagle Scouts américains, qui selon lui, devaient contribuer, par leur dynamisme, leurs compétences et leur exemple, à élever le niveau spirituel et technique des troupes scoutes.

Il lance également les « patrouilles libres », qui se rendent dans des banlieues et villages isolés, auprès des pauvres.

Les premières troupes à se lancer dans l’aventure sont : 27e Paris, 1re Saint-Cloud, 54e Paris, 83e Paris, 7e Neuilly, 29e Paris, et les premières investitures ont lieu à Paris le . 220 troupes Scouts de France auront atteint le niveau requis en 1953.

« Le Raider est pour une chevalerie de tous les temps de Bayard à Guillaumet, de Saint Louis à de Foucauld, de Roland à Wingate. »

— Michel Menu, Raiders Scouts.

Il rédige un appel aux futurs chefs scouts :

« Si tu veux être chef un jour,
Pense à ceux qui te seront confiés,
Si tu ralentis metal insulated water bottle, ils s’arrêtent.
Si tu faiblis, ils flanchent.
Si tu t’assieds, ils se couchent.
Si tu critiques, ils démolissent.
Mais…
Si tu marches devant, ils te dépasseront.
Si tu donnes la main, ils donneront leur peau.
Et si tu pries, alors, ils seront des saints. »

— Michel Menu, Être chef, 1955.

À la suite d’un désaccord sur les orientations du mouvement, Michel Menu quitte les Scouts de France en 1956. Exerçant le métier d’ingénieur, il travaille en Afrique du Nord et au Moyen Orient.

En 1969, Michel Menu organise un premier raid dans le Vercors avec quelques Routiers-scouts. L’année suivante, il crée les « Goums ». Accompagnés par un prêtre, les marcheurs parcourent seuls les Grands Causses pendant huit jours, en observant un quasi jeûne. Ils se regroupent le soir au bivouac et dorment à la belle étoile. Depuis d’autres Goums sont organisés plusieurs fois par an en Israël, aux Philippines, ou encore en Argentine. La tenue des « Goums » est une djellaba que Michel Menu et ses compagnons portent au cours de ces raids.

Si le mot « Goum » est connu pour désigner, durant la colonisation, « un contingent de combattants recrutés par la population indigène », tels les goumiers marocains, le choix de cette appellation par Michel Menu tient plus à l’étymologie du mot lui-même. Le terme Goum en arabe signifierait « tribu nomade », petit groupe autonome, « indépendant ». Certains étymologistes y voient également une parenté avec le Talitha kum (« Jeune fille discount football uniforms, lève-toi ! » Mc 5, 41) des Évangiles, avec la notion de « se lever », « se mettre en marche ». Ce mot exprime l’idée de résurrection et de liberté.

Selon Michel Menu, les « Goums » répondent à « quatre besoins vitaux » qui sont « la dépense physique, le silence, le développement spirituel et le lien social ».

Réputé pour être « un chef doux, charismatique et exigeant », il effectue son dernier « Goum » de 150 km à l’âge de 87 ans et continue de se lever chaque matin pour marcher et entretenir sa santé jusqu’à l’âge de 94 ans.

Michel Menu meurt le à Saint-Cloud, à l’âge de 99 ans.

Sur les autres projets Wikimedia :